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Le gouffre des sentiments. (Marshall + Nevare)
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Le gouffre des sentiments. (Marshall + Nevare)
Posté le 17.04.15 23:54 par Invité.



le gouffre des sentiments.


Le vent soufflait dans les hauteurs, passait à travers les rues bondées de la cité pour atteindre les sommets et se disperser dans les nuages, venant au passage récolter quelques pétales de fleurs qui virevoltent tranquillement dans l'air. Ses cheveux ondulent légèrement dans l'agréable brise de printemps et il sourit. Marshall se tient debout au beau milieu de la petite place ronde qui portait en son centre le puits à souhaits. Il avait la tête légèrement baissée et les yeux fermés, les mains dans les poches, faisant bouger sa tête de droite à gauche lentement pour profiter au maximum du vent qui lui faisait beaucoup de bien.

Il se sentait légèrement seul en ce dimanche, c'est pourquoi il avait envoyé un message à Nevare, un de ses amis proches et aussi confident, pour le voir et passer un peu de temps avec lui, étant donné qu'ils ne s'étaient pas vus depuis deux bonnes semaines - Marshall ayant été très pris par les cours et son travail de serveur à :re, un petit café où on pouvait lire toutes sortes de livres. Il s'était habillé normalement, était sorti tranquillement et avait marché dans toute la ville pendant une bonne heure pour être à l'heure au rendez-vous fixé à quinze heures.

Il aimait beaucoup flâner dans les rues, observer les gens poursuivre leur train-train habituel : il y avait ceux qui allaient acheter des bonnes pâtisseries, d'autres qui faisaient leur courses, des groupes d'amis, etc. Marshall se sentait, sans comprendre pourquoi, un peu étranger à tout ce beau monde - peut-être parce qu'il était seul à ce moment-là. Le garçon avait ensuite traversé nonchalamment la Rue des Gloutons, observant avec un léger sourire les vitrines remplies de nourritures en tout genre et qui étaient esthétiquement pourvoyeuses de bave et d'envie incroyable.

Et le voilà à attendre sagement devant le vieux puits. C'était devenu leur lieu de rencontre, de discussion : ils s'asseyaient sur le vieux banc entouré de fleurs et discutaient tranquillement de tout et de rien. Marshall fit glisser son regard vers son sphéros qu'il tenait à la main et aperçut qu'il était déjà quinze heures. Il releva la tête, espérant voir Nevare. Un cerisier se tenant là vit ses pétales s'envoler dans le vent de printemps alors que ses yeux rencontrèrent les siens.
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Re: Le gouffre des sentiments. (Marshall + Nevare)
Posté le 19.04.15 14:09 par Invité.

Dimanche. Jour de repos, de grasse matinée, du Seigneur entre autres choses et d'oisiveté. Les vingt-quatre heures favorites de la vie d'un étudiant, à peine mises à mal par la pensée du lendemain matin et du retour à l'École, à une semaine de cours et de devoirs. Un petit privilège dont Nevare avait oublié la saveur aigre-douce. À ses yeux, dimanche s'était depuis longtemps transformé en un champ des possibles, s'étalant de l'aurore au crépuscule, ne demandant que d'être cultivé au fil des saisons. Une requête à laquelle le facteur se prêtait de bonne grâce, trop impatient d'occuper ses mains à quelque ouvrage textile que ses longues journées de travail reléguaient d'ordinaire dans un coin de sa chambre. Ce jour-là, il finissait de reprendre l'ourlet de son uniforme lorsqu'il avait reçu un message de Marshall, le jeune Saphyr qu'il côtoyait quelquefois. Il en fut d'autant plus surpris qu'il n'avait pas eu de nouvelles récemment, si bien qu'entre trois points sur une veste ou une conversation sous le soleil d'avril, le choix fut vite fait.
Il restait du temps à tuer jusqu'à quinze heures, et Nev' en venait presque à regretter qu'ils ne se soient pas donné rendez-vous plus tôt. Il programma ainsi son Sephros pour lui rappeler l'heure, passa derrière les fourneaux un moment puis, après avoir enfilé une chemise à col large sur un pantalon cendreux, s'échappa dans les rues. Il ne remarqua même pas que la boîte à biscuits qu'il avait prévue pour eux était restée dans la cuisine, en évidence sur la table, à la merci d'un estomac curieux. Mais bon, c'était peut-être mieux ainsi. En claquant la porte, il flottait dans la maison comme une légère odeur de brûlé.

Pour descendre jusqu'au puits à souhaits, là où les deux garçons avaient pris l'habitude de se retrouver, le postier se dirigeait d'instinct. Le trajet semblait se dévider devant lui, invisible et pourtant aussi sûr que dans le guide du Routard, ce qui laissait à Nevare le loisir d'observer les façades pendant que ses jambes fonctionnaient d'elles-mêmes. Il traversa ainsi le quartier de la Réjouissance d'un pas solide, les rubans chamarrés de ses ceintures battant ses cuisses à chaque foulée. Sans son manteau bleu, personne ne le reconnaissait ni ne l'appréhendait ; il en tirait d'ailleurs un plaisir certain, libre de tracer la route à sa manière, transparent sans user de son don, fluide à l'envi. Lorsque la rue des Gloutons se dressa autour de lui, il la parcourut sans s'arrêter alors que pétillait dans son ventre non pas la gourmandise, mais l'enthousiasme de bientôt revoir son compagnon.
Marshall n'avait rien d'un sergent. D'apparence aussi délicate que les fleurs qui l'entouraient à cet instant, il se confondait presque dans la douceur du décor. À cette heure, le vieux puits n'attirait pas grand-monde ; tous s'esquivaient au cinéma ou dans des lieux plus fréquentés, moins ringards peut-être que cette flaque scintillante où terminaient les solstis superstitieux. Escorté par la brise, le facteur fut en quelque pas aux côtés de l'étudiant, qu'il salua d'un sourire. Il crut alors voir son nom s'envoler de sa mémoire, mais agrippa la ficelle qui l'emportait au loin et le retint in extremis, juste à temps pour ne pas avoir l'air bête.

« Bonjour Marshall. J'espère que tu n'attends pas depuis longtemps... »
Le banc sur lequel il s'assit avait tiédi sous la lumière, tandis que les parfums sucrés des restaurants parvenaient jusqu'à eux. C'était presque plus agréable que le crépitement d'une machine à coudre. Ravi, Nevare inspira profondément, yeux mi-clos, avant de se tourner vers le brunet.
« Le printemps est enfin là. Alors, quoi de beau depuis la semaine dernière ? »
Comment ça, ils ne s'étaient pas vus sept jours en arrière ?
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Re: Le gouffre des sentiments. (Marshall + Nevare)
Posté le 20.04.15 11:51 par Invité.



le gouffre des sentiments.


Nevare vint tranquillement et il l'attendait impatiemment. Un sourire habitait ses lèvres ; il était content de revoir son ami. Il s'avança un peu et le salua d'une main levée. Ils s'assirent tous deux sur le vieux banc à la peinture écaillée. Inspiration, expiration.

« Bonjour Marshall. J'espère que tu n'attends pas depuis très longtemps ...
- Non, ne t'inquiète pas ! Je suis arrivé il y a à peine cinq minutes.
- Le printemps est enfin là. Alors, quoi de beau depuis la semaine dernière ?
- Et bien ... La vie continue. Les devoirs, les cours. » Sourire. « On prépare un examen, c'est horrible. Mais sinon, tout va bien ! » Voix brisée. « Et puis, il y a beaucoup de monde au café, je discute avec les clients des fois et du coup on m'a conseillé plein de livres et d'adresses à aller voir dans Alcyone. Et toi, le métier de facteur te plaît-il toujours autant ? »

À vrai dire, Marshall ne se sentait pas vraiment bien en ce moment. Il avait juste envie de discuter avec son ami pour souffler un peu. Il tourna la tête pour regarder le puits et observa une petite fille qui essayait tant bien que mal de jeter une pièce dans le puits mais, à cause de sa petite taille, n'arrivait pas à la lancer dedans. Ah, la jeunesse. Un petit sourire vint sur le visage de l'étudiant.


(blll, je suis désolé, je ne sais pas du tout quoi dire. mais au pire on peut faire qu'un truc se passe et tout. désolé de ce post ne contenant aucune action particulière ; ; )
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Re: Le gouffre des sentiments. (Marshall + Nevare)
Posté le 20.04.15 18:13 par Invité.

Il y avait tant de choses dans l'air qui captaient son attention à cet instant. Même s'il s'adressait à Marshall, Nevare ne pouvait s'empêcher d'être happé par les murmures des environs, par un pétale arraché de sa fleur, par un grincement d'enseigne au-dessus d'une porte. Il se trouvait là sans y être, le visage tourné vers l'adolescent mais les pensées vers les motifs d'ombre que formaient les feuillages sur les pavés de la place. Sans pouvoir s'en convaincre, il sentait que les raisons qui avaient poussé le Saphyr à l'inviter étaient plus graves qu'en apparence. Néanmoins, plutôt que d'enfoncer des portes ouvertes, le facteur préférait attendre que l'on déverrouille la serrure. Il patienterait donc jusqu'à ce que le brun se décidât à lui ouvrir son cœur ; et lorsque viendrait le moment, il l'écouterait avec tout le soin nécessaire.  
L'allusion à un examen fit sourire Nev' qui se rappelait très bien, non pas les intitulés des tests, mais l'atmosphère qui enveloppait les jours d'évaluation. Ceux qui révisaient jusqu'à la dernière minute, les bousculades dans les couloirs pour obtenir les places du fond, plus pratique pour tricher, les insouciants qui se pointaient les mains dans les poches, les têtes qui n'avaient pas besoin de suivre les cours pour réussir et ce parfait mélange d'impatience, de tension et d'exaspération devant la salle. Il comprenait sans peine l'ironie de Marshall à ce sujet. Et malgré le léger trémolo dans la voix du garçon, il ne l'interrompit pas.

« Toujours ! Je ne m'imagine pas ailleurs. » Normal, il l'était déjà, ailleurs.
Son métier lui apportait tout ce dont il avait rêvé : une indépendance matérielle et familiale, une existence sans autre entrave que ses responsabilités, la fierté de se savoir utile. Et l'univers pour jardin. Suivant le regard de son compagnon, Nevare aperçut alors la fillette au bord du puits. Il crut qu'elle voulait grimper par-dessus bord – on ne sait jamais ce qui peut passer dans la tête des enfants – et fit un mouvement pour se redresser avant de se rendre compte de ses intentions réelles. Un bref rire s'échappa de sa gorge.
« C'est vrai que ce puits est magique. Tu y a déjà jeté une pièce, Marshall ? Il est capable de réaliser les vœux. »
Alors il s'approcha de la gamine et, s'adressant à elle d'un ton joyeux, lui proposa de lancer son solstis à sa place, pendant qu'elle songeait à son souhait. L'enfant joignit les paumes, ferma les yeux très fort, peut-être trop, et les rouvrit lorsque le clapotis de l'eau se fit entendre. Sans doute avait-elle prié pour une nouvelle peluche. Ou le rétablissement de son grand frère malade ? Impossible de savoir, néanmoins elle avait l'air enthousiaste. Nevare revint aussitôt vers le Saphyr esseulé, tirant un sou de sa poche.
« Tu veux essayer ? Je ne sais pas trop ce que cela vaut, mais après nous pourrons aller voir ces livres et ces adresses dont tu parles. Enfin, si tu veux, bien sûr. »
Et il lui tendit la pièce, sans défiance aucune. De toute manière, quoique l'adolescent désirât, le puits ne serait sûrement pas capable de le lui fournir, magie ou non. Parce qu'au fond, ce n'était qu'un trou d'eau étincelant.


Spoiler:
 
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